Impossible d’ignorer l’information de ce mois de
juillet : une femme et quatorze hommes ont retrouvé la liberté et leurs
proches, résultat d’une opération militaire réussie sans effusion de
sang. Pour être plus précis, l’information qui nous a été « mitraillés »
est la libération d’Ingrid Betancourt.
Réjouissons-nous, ignorons les multiples
récupérations, les suspicions ; jouissons de ce bonheur partagé et
communicatif.
Remercions Dieu avec Ingrid Betancourt, qui durant
ses 2321 jours de captivité L’a sollicité dans ses prières pour qu’Il
l’aide à tenir physiquement et psychologiquement, et fasse qu’elle
retrouve la liberté.

Maintenant libre, elle explique que sa foi l’a
soutenue et lui a permis une issue heureuse de sa détention.

Je demeure perplexe devant une telle foi, non pas
que je doute de cette foi, je suis persuadé qu’elle est sincère et
réelle. Elle est profondément ancrée dans sa vie, dans sa réalité et je
la perçois si différente de la mienne.
Ma foi me semble dérisoire, semblable à un rêve
merveilleux, mais qui peut être réel. C’est un rêve qui me fait avancer,
peut-être parce qu’il est beau, et surtout parce que j’ai envie d’y
croire et que j’imagine difficilement qu’un mec suffisamment fou,
attirant les foules, se sacrifie en juste pour connaître la notoriété,
encore 21 siècles plus tard.
Ainsi ma foi tient du rêve et du rationnel, mais
je ne dirais pas quelle est, comme je crois pourvoir le dire de la foi
d’Ingrid Betancourt. L’écart entre nos deux fois se révèle dans les
propos d’Ingrid Betancourt a dit «… j’ai senti le doigt de Dieu… » …
Je ferme cette parenthèse sur ma foi, pour revenir
au bonheur collectif qu’ont procuré ces libérations. Ce bonheur dont les
médias se sont faits le relai, n’est pas à bouder, même si le matraquage
de l’information est exaspérant, même si les médias semblent faire de
nous des voyeurs.
Alors réjouissons-nous de cette bonne nouvelle, et
prions avec Ingrid pour que les otages, quelque soit leur pays de
détention retrouve très rapidement la liberté.

Profitons de cet élan de bonheur, pour nous
réjouir de la tenue de l’Union Pour la Méditerranée, même si la venue à
Paris de certains dirigeants fait grincer certaines dents, Prions pour
que la paix naisse rapidement de cette réunion.